Gail, Abraham, Mark, Walky et Barbalien sont des super-héros. Mais des super-héros à la retraite, réduits au rang de simples mortels.



Black Hammer est avant tout un hommage de Jeff Lemire (Winter Road, Sweet Tooth, Descender, Bloodshot Reborn) au genre super-héroïque (un peu comme Plutona). Moins pour enfiler les bastons à tout va que pour s’interroger sur leur statut, à l’image d’Alan Moore dans Watchmen qui, à l’époque, avait révolutionné le genre. Plus modeste, Jeff Lemire narre donc le quotidien de super-héros en fin de course, empêtrés dans des problèmes (presque) ordinaires : Mark, ancien policier, se révèle gay et Gail est une femme coincée dans le corps d’une fille de 9 ans. Son grand-père, Abe, l’élève avec toutes les peines du monde et débute par ailleurs une idylle. Des super-héros humains en somme. À cette chronique sociale se greffe une vraie intrigue de SF sur les origines de cette famille un peu spéciale : comment sont-ils arrivés là et qui est à l’origine de leur mise à l’écart ? Parfaitement construit grâce aux flashbacks, le récit multiplie les clins d’œil vintage sans sacrifier au suspense. Un mélange des genres – SF, chronique sociale et super-héros – qui fonctionne bien, renforcé par son ambiance à la Lovecraft....
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